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Dictionnaire salutaire

Diconnaire salutaire

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SACRIFICE

Subst. Masc. Des mots Grecques thysia, sacrifice, prosphora, offrande, holokautôma, holocauste, spendômai, offrir en libation. La notion de sacrifice se résume pour bien des personnes à un geste de privation ou à un effort coûteux et exigeant. Le sacrifice implique alors un certain détachement volontaire de quelque chose qui leur tient à coeur. On dit alors faire un sacrifice ou accomplir un acte par esprit de sacrifice. Même s’il y a du vrai dans cette conception, il ne faut pas réduire le sacrifice à une tâche désagréable que l’on s’impose à contrecoeur. Une pratique religieuse qui serait basée sur de telles actions devient rapidement un fardeau qui s’ajoute aux difficultés que la vie nous apporte inévitablement.

sacrifice visible : Israël, comme les peuples voisins, a offert des sacrifices à Dieu. Ce sont des actes rituels prescrits avec précision dans le Lévitique, qui consistent à céder à Dieu bien lui appartenant. Ce que l’on retient de ces sacrifices, c’est l’immolation de victimes animales innocentes. Le plus connu de ces sacrifices est l’holocauste, où l’on brûlait entièrement l’animal en signe du don total à Yahweh (Dieu). Le sacrifice de La Pâque, où l’on immolait un agneau qui était ensuite consommé par tous les membres de la famille, était célébré en mémorial de la libération d’Égypte. Mais il y avait aussi d’autres types d’offrandes, comme celle des produits du sol pour rendre grâce à Dieu pour les bienfaits de la terre promise.
L’institution des sacrifices a connu des déviations. Certains sacrifices étaient coûteux et ne pouvaient être offerts que par des gens fortunés. C’était le cas de l’offrande de têtes de bétail, bien que la loi prévoyait le cas des pauvres qui offrirent des oiseaux. Le choix de l’offrande était fait par rapport aux ressources financières de l’adorateur. Les prophètes dénoncent des sacrifices ostentatoires. Dans bien des cas, des gens qui exploitaient les pauvres se donnaient bonne conscience en remplissant leurs devoirs envers Dieu. Aux yeux des prophètes, de tels sacrifices étaient complètement inutiles si l’on ignorait la pratique du droit et de la justice, voir prophète Osée 6, 6 : […] Car c’est l’amour qui me plaît et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plutôt que les holocaustes […].

† Jésus qui s’est sacrifié à la croix pour les péchés des hommes, reprendra ce thème pour signifier que les sentiments et les actes de miséricorde sont les meilleurs sacrifices que l’on puisse offrir à Dieu.

sacrifice spirituel  : Paul invite les chrétiens à offrir au Seigneur leur vie, leur corps en sacrifice, voir Romains 12,1-2 : […] Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l`intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait […]. Au moment de l’institution de la Cène, Jésus présente son corps livré et son sang versé comme un don librement consenti, comme la victoire de l’amour qui seul fait vivre en alliance avec Dieu et rendre proches de lui.

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