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Dictionnaire salutaire

Diconnaire salutaire

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PECHE

Subst. Masc. voir Désobéissance. En hébreu hatta’t. En grec hamartia. Du latin peccatum. Le nom usuel hatta’ t provient d’un mot qui signifie manquer le but ou la cible. Le péché est ici comme un manquement objectif, que ce soit avec les hommes ou avec Dieu. Dans l’AT, il existe une riche variété de termes pour désigner la notion de péché, chacun y ajoutant une nuance particulière. Le mot cawôn, qui signifie littéralement ce qui est tordu, de travers. Il souligne l’aspect moral du péché mais il laisse apparaître une réalité : ce n’est pas la conscience psychologique qui est en est la mesure. Le mot peshac, signifiant révolte, rébellion, qui vise une mauvaise intention. C’est lui qui rend le mieux l’aspect religieux du péché : opposition de la volonté humaine à Dieu, refus d’écouter, infidélité et rejet.
La notion de péché est une réalité complexe qui ne se réduit pas à la simple transgression d’un précepte, Même s’il est un acte objectif, que l’on peut cerner avec précision, le péché n’est pas un concept abstrait, il est inscrit dans la vie des sujets personnels que sont les êtres humains.
Le mot hatta’ t est utilisé autant dans le monde profane que dans le monde de la religion. Il suppose un lien étroit entre l’individu et la communauté. De même, entre la transgression et la condamnation, il y a manquement, hatta’ t, dès qu’une relation communautaire est lésée :

Un homme peut manquer vis-à-vis d’un autre homme ou vis-à-vis de Dieu. À partir du moment qu’un rapport communautaire implique des normes de conduite, on contrevient à un tel rapport en transgressant les normes. On manque donc l’objectif que la communauté s’était fixée. Cette conception du péché comme manquement aux exigences de la vie communautaire exprime, malgré son apparence juridique, l’importance de la relation entre les individus. Le terme hatta’t conviendra bien pour exprimer le manquement aux exigences de l’Alliance, l’infidélité à la parole donnée de suivre les voies du Seigneur. Puisque le peuple de Dieu tire son existence de l’Alliance, ces manquements sont une atteinte non seulement à la volonté de Dieu mais à l’identité même du peuple. Le péché, c’est le comportement qui fait passer le peuple à côté du projet bienveillant de Dieu. Ce sont les prophètes qui approfondiront la dimension morale du péché, en montrant que la tendance à manquer aux exigences de la vie de foi a son siège dans le coeur de l’être humain et le meilleur exemple est illustré par le psaume 51, voir les versets 3 et 4 : […] Ô Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ; Lave-moi complètement de mon iniquité, Et purifie-moi de mon péché […].

Le salaire du péché, c’est la mort :
† Les auteurs du NT stipulent que l’homme sauvé ne perd pas son salut. Toutefois, la mort spirituelle signifie que l’œuvre du Saint-Esprit ne peut s’accomplir, le croyant s’éloigne de Dieu par les péchés qu’il accomplit, voir Romains 6:23 […] Car le salaire du péché, c`est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c`est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur […].

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